Écosse 2017

Cap sur le nord

Cap sur le nord

Le réveil se déclenche comme prévu à 4h30. On est motivés, se lever n'est donc pas difficile. On s’habille vite fait en essayant de marcher le moins possible sur ce plancher qui grince et qui risque bien de réveiller nos voisins du dessous… Désolés ! Les affaires sont déjà prêtes, il n’est même pas 5h qu'on est déjà dans la voiture. Le ciel est plutôt clair avec quelques nuages mais c’est déjà bien mieux que la veille !

On longe le Loch Broom alors que les nuages se colorent doucement d’une teinte rosée. Le panneau clignotant indique toujours de la glace à l’intersection où l’on prend à droite vers Dundonnell Forrest. On traverse le même plateau que la veille mais c'est tout de suite autre chose ! Il est environ 5h20, les couleurs sont magnifiques : le soleil pointe le bout de son nez à certains endroits et colore le sommet de quelques montagnes. L’herbe est plutôt jaune-orange et quand le soleil tape dessus, c'est comme si cette herbe s'embrasait. On peut clairement appeler ça l’heure dorée ! Il n’y a pas un chat. Un van est garé sur un petit parking, seul autre véhicule qu’on voit en ce petit matin. Le plateau est désert, on a comme une impression d’être seuls au bout du monde. C'est un groupe d’une dizaine de chevreuils qui vient nous enlever cette impression de la tête, alors qu'ils se promènent tranquillement sur la colline à notre droite. On ralentit jusqu’à s’arrêter. Je sors même de la voiture pour les prendre en photo. Ils sont coopératifs et posent tous pour moi.

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La route est magnifique avec, au bout, ces montagnes qui commencent à être éclairées par le soleil, et surplombées par quelques nuages. Quel contraste avec la veille ! On ne dirait pas du tout qu’on est au même endroit.
Un décor surréaliste et désert, des chevreuils, des couleurs magnifiques. On se dit qu’on a eu raison de se lever aussi tôt. Ce moment me donne encore plus envie de faire, un jour, la visite de l’Écosse en van pour prendre le temps de faire des photos à ces heures les plus intéressantes.

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Un peu plus loin, un autre groupe de chevreuils se trouvent en plein milieu de la route. On ralentit alors qu’on s’en approche. On sait bien qu’il y a de fortes chances qu’ils aillent du "mauvais" côté. C’est effectivement le cas : un chevreuil qui se dirigeait vers le bas-côté de la route fait brusquement demi-tour pour la traverser dans l'autre sens juste devant nous. Ils auraient de quoi apprendre des moutons, qui sont eux si disciplinés !

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La route qu’on arpente est la Wester Ross Coastal Trail qui fait partie de la célèbre North Coast 500, une sorte de route 66 en Écosse. Les couleurs de ce matin contrastent beaucoup avec le gris de la veille. On se gare sur un parking le long de Little Loch Broom. Le soleil éclaire le village au bord du lac, alors qu’il arrive enfin à passer au-dessus de Beinn Ghobhlach, haute de 635m. Et on est seuls à profiter de ce spectacle !

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Ce matin, la promenade se fait entre ombres et lumières. Une partie d'une falaise ou d'un village est éclairée, mais jamais tout à la fois. Alors qu’on arrive à Gruinard Bay, un van est aussi arrêté sur un parking près de la plage. Je me demande alors pourquoi ces personnes, qui sont au bon endroit au bon moment sans effort, ne se lèvent pas pour profiter d’un tel spectacle ? N’est-ce pas le but même de ce genre de véhicule ? Je rêve alors d’avoir le mien…
Depuis le parking de la veille, la vue est bien différente ! La baie baigne dans le soleil matinale, les couleurs sont douces. La lumière est parfaite.

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Cette route côtière a un charme indéniable, entourée de la mer et de montagnes. On repasse aux mêmes endroits que la veille, pourtant on a l’impression de découvrir ce paysage pour la première fois; comme le petit port de Gairloch où l’on s’était arrêtés. À la sortie du village, un parking surplombe la plage et le golf de la ville. L’herbe est bien verte. C’est sûr qu’ils ne doivent pas avoir à arroser souvent ! La majorité de la plage est à l'ombre. Je pense d’abord que c’est à cause d'un gros nuages. J’aurais pu attendre longtemps avant qu'elle ne s’éclaire… C’est en fait la montagne qui bloque les rayons du soleil.

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La route est agréable, la météo aussi, il n'y a personne… Que demander de plus ? C’est à Talladale qu’on décide de faire demi-tour. On aurait pu continuer comme ça longtemps ! On pensait d’abord faire une boucle en allant plus à l’est dans les terres pour remonter vers Ullapool mais cette route nous a tellement plu qu’on a préféré l’emprunter à nouveau (et de trois !). Et puis, la boucle aurait sûrement été plus longue étant donné qu’on aurait encore découvert de nouveaux endroits, ce qui veut dire plus d'arrêts. Il est environ 7h, il faut encore revenir à l‘hôtel pour prendre le petit-déjeuner avant qu'il ne soit trop tard.

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On a maintenant le soleil de face et les couleurs sont plus foncées et profondes, l’ambiance est déjà différente que lors du premier passage ce matin. On est bien contents de s’être levés aussi tôt pour profiter des premières lueurs du jour, qui offrent une ambiance bien particulière pendant la traversée des ces paysages. Surtout que ce matin, nous n’avons croisés que deux ou trois autres voitures… Ah, ça y est : le propriétaire du van sur le plateau où l'on a vu tellement de biches et de chevreuils est maintenant debout. Dommage pour lui, il a raté quelque chose !

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On arrive à Ullapool vers 8h50. Ouf, on a encore le temps de prendre un petit-déjeuner. Dire qu’on a déjà passé quatre heures sur la route. Et la journée commence à peine pour d’autres… Ce matin, on se laisse facilement tenter par le bacon & eggs du buffet de l’hôtel. C’est qu’on y a pris goût à ce petit-déjeuner salé. On agrémente ça de céréales, de toasts à la confiture, d’un jus d’orange et d’un bon chocolat chaud pour se réchauffer après cette balade matinale où il ne faisait pas plus de 10°C.
Pendant le petit-déjeuner, un cortège de voitures arborants des drapeaux écossais passe devant l’hôtel en klaxonnant. Pendant un moment, on se demande si ce n’est pas un tour d’Écosse pour militer en faveur de l’indépendance face au Royaume-uni, en vue de rester dans l’Union Européenne. Plus tard, on verra aussi un "Yes" fabriqué en bois, accroché à un arbre le long de la route. Après quelques recherches il semble que ce soit bien l'Independence Freedom Convoy qui sillonne le pays pour promouvoir l'indépendance écossaise.

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On retourne dans notre chambre pour s'allonger un peu, parce que la journée est loin d'être finie ! On quitte l'hôtel pour 10h30, heure limite pour le check-out. Avant de prendre la direction du nord, on passe retirer de l'argent, faire le plein (heureusement vu la route qui nous attend !) et faire quelques courses au Tuesco de l'Ullapool.

Alors qu'on commence notre montée vers la partie la plus au nord du pays, un arrêt quelques kilomètres après Ullapool nous rappelle en un coup d'oeil le passé volcanique de l'Écosse grâce à la montagne Stac Pollaidh. L'herbe n'est pas encore verte, contrairement aux mois d'été, et le paysage semble encore plus lunaire. Je suis bien contente de l'époque qu'on a choisie.

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Plus on monte, plus on retrouve cet isolement qu'on a pu ressentir avant la vallée de Glencoe par exemple. On adore, on est aux anges ! On fait un arrêt aux ruines d'Advreck Castle, une ancienne forteresse qui résiste au temps, le long d'un petit lac. Les montagnes alentours ont le sommet gris, comme pour imager d'anciennes coulées de laves.

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On continue notre montée, à la fois vers le nord, mais aussi en altitude. La route est toujours aussi agréable car elle sillonne le paysage sans jamais être brusque. On voit plusieurs voitures garées sur des petits parkings sur le bord de la route. Ce sont probablement des randonneurs qui sont partis explorer les environs. Ça nous surprend de ne voir aucun panneau indiquant des randonnées. Il y a bien des petits sentiers à droite et à gauche mais jamais de panneaux avec des tracées et des indications sur des durées de parcours, contrairement à ce qu'on peut souvent voir en France.

Alors qu'on arrive en haut d'une côte, un nouveau paysage apparait devant nous et nous laisse sans voix. Parfait, ils ont pensé au parking ! Encore une fois, le dépaysement est total. Un homme est sur son téléphone, avant de nous demander si on a le numéro de téléphone de je ne sais quelle compagnie. On comprend plus tard, en l'entendant parler au téléphone, que sa voiture est en panne : problème de boîte de vitesse. Vu l'environnement, il n'a pas de bol. Ce n'est clairement pas un endroit où il fait bon tomber en rade.

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On fait un stop aux toilettes de Kylesku, avant de traverser le pont qui passe au-dessus du loch. On se rend compte que malgré le nombre important de lochs et les différents reliefs du pays, il n'y a que très peu de ponts et de tunnels. Ils préfèrent suivre le paysage que d'essayer de passer à travers. On n'aime bien cette idée !

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Alors qu'on repart d'un parking, un panneau "P - Viewpoint" nous indique un autre point de vue dans un quart de mile, soit dans 400 mètres. Je ne sais pas combien de fois on s'est arrêtés et on est entrés et sortis de la voiture mais ça se compte en des dizaines voire une centaine de fois durant ce voyage. Et mine de rien, c'est fatiguant ! On a du tester les trois quart des parkings… En voyant ce panneau "P - Viewpoint", je ne peux pas m'empêcher de m'exclamer "Mais c'est pas vrai, tout le pays est un viewpoint géant !"

On commence alors tous les deux à s’écrier "Viewpoint !" en même temps, à chaque fois qu'on voit un panneau bleu marqué d’un "P". Oui, la fatigue se fait sentir en cette fin de séjour, il faut nous excuser…
On retrouve des paysages un peu similaires à ceux qu'on a pu entrevoir pendant notre journée pluie, entre Applecross et Ullapool avec ces collines rocailleuses.

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Après Rhiconich, la route redevient étroite avec des passing places. Finies les collines rocailleuses, seul le haut des montagnes l'est encore. Il y a juste quelques grosses pierres qui sont parfois posées là dans cette longue vallée où une rivière zig-zag. On peut identifier très clairement cet endroit comme une ancienne vallée glacière. C'est reconnaissable à l'oeil nu. On s'arrête quelques instants pour profiter de ce paysage qui s'étend sur des kilomètres. Avec cette route étroite, et cette longue vallée, on a l'impression d'être au bout du monde, ou en tout cas de s'en approcher.

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On arrive à Kyle of Durness et ses bancs de sables fin; un bras de mer qui entre dans les terres sur plusieurs kilomètres. Que voit-on sur un parking de Durness, l'un des principaux villages de la côte nord de l'Écosse qui s'étire le long des falaises ? Une borne de recharge pour voiture électrique ! Non, on ne plaisante pas. On se demande bien qui peut vouloir essayer de venir ici avec une voiture électrique…

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Balnakeil Bay, qui est réputée pour sa longue plage de sable fin, est notre stop pour prendre notre casse-croûte de midi. Un couple de touristes veut s'en aller en voiture mais un gros bruit leur indique qu'ils viennent de raccrocher une grosse pierre sous leur bas de caisse… J'espère qu'ils sont assurés. Un couple de motards vient les aider à se dégager.

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On aurait bien voulu aller encore plus à l'ouest, Cape Wrath semble magnifique. Seulement voilà, un panneau nous indique pourquoi son accès est réglementé : Cape Wrath est un stand de tir géant pour les navires et l'aviation de l'Armée Britannique lors d'exercices militaires. Pourtant, c'est un lieu qui regroupe de nombreuses espèces rares de plantes et d'animaux. D'après plusieurs études, il semble pourtant que l'utilisation de ces endroits de cette manière soit moins dévastatrice que certains types d'agricultures ou d'élevages…
Si vous vous baladez dans les environs et que vous voyez des sentinelles sur le chemin, ainsi que des drapeaux rouges qui flottent le long de la route, ne vous aventurez pas plus loin ! Il peut aussi arriver d'entendre le bruit des tirs sans voir les navires puisque ces derniers peuvent tirer depuis une distance de vingt kilomètres…

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Après notre repas, je m'aventure d'abord seule sur la plage. Je suis fascinée par un écoulement d'eau qui contourne un rocher. Les ondulations du sable au fond sont magnifiques et ces rochers noirs contrastent parfaitement avec le sable clair. Le mouvement de l'eau autour de ce rocher est apaisant. ll n'en faut parfois pas beaucoup pour être émerveillé !
Une bonne averse nous tombe dessus alors qu'on s'aventure plus loin sur la plage. Ça ne fait que passer, on commence à avoir l'habitude de cette météo si changeante.

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On retourne à Durness, notamment pour découvrir la fameuse plage de Sango, où des rochers noirs sont posés ça et là au milieu du sable fin ce qui donne une identité toute particulière à cet endroit. Le camping sur la gauche doit avoir une vue plongeante magnifique. Les vagues sont fortes et le bruit est sourd. Serait-ce enfin la marée montante ? Depuis le début du séjour, on semble passer à des endroits où la marée est toujours basse. On commençait à douter qu'il y ait des marées hautes par ici.

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Le Visitor Center est fermé, on arrive un peu trop tard dans la journée. Le prochain arrêt est donc à Smoo Cave, une grotte formée à la fois par l'érosion de la mer et celle d'une nappe souterraine. La grotte se trouve au bout d'une gorge de 600 mètres. Il faut descendre plusieurs dizaines de mètres (qu'il faudra remonter plus tard…) pour atteindre l'entrée de la grotte. Le chemin est très bien aménagé et l'entrée est extrêmement large pour atteindre la première chambre. Un petit pont couvert vous emmène à l'intérieur où on peut voir une cascade haute de plus de vingt mètres. L'environnement est extrêmement lourd et humide. Dommage, aujourd'hui la visite du reste de la grotte n'est pas possible à cause de pluie dans les jours précédents qui ont noyés les autres chambres. Dans des conditions normales, il est possible de payer £5 pour faire une visite avec un guide qui vous emmène en bateau puis à pieds, plus loin dans la grotte : la deuxième chambre est parait-il encore plus impressionnante. De bonnes chaussures et un casque sont obligatoires !

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On passe aux toilettes avant de reprendre la route : on a encore une centaine de kilomètres à parcourir avant d'atteindre notre logement de ce soir. Il est déjà 16h30 et la majorité de la route qui reste est à une voie avec des passing places… La côte nous offre une vue sur une dernière plage avant de s'enfoncer à nouveau dans les terres : Ceannabeinne Beach.

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Ça sent la fin du séjour. On descend vers le sud, il est temps de retourner progressivement au point de départ. Mais ce n'est pas la fin du dépaysement ou de l'émerveillement ! Comme la route suit le paysage au lieu de passer par des raccourcis, il nous faut contourner Loch Eriboll pendant plus de vingt kilomètres. La route est magnifique ! On peut voir de l'autre côté du lac la route qu'on empruntera plus tard. Un pont serait tellement plus simple, mais le paysage est tellement saisissant que faire de la route ne nous dérange pas. Pour le moment, on conduit tranquillement, le long du lac, avec en toile de fond ces montagnes et quelques petites habitations qui se comptent sur les doigts d'une main. Des pylônes électriques longent la route pour les alimenter en courant. On voit loin. On ne voit personne. On ne croise personne. Le bout du monde, on semble y être.

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On remarque que la chaussée a été complètement refaite, le goudron a l'air tout neuf. On se demande alors comment ils font en hiver : est-ce qu'ils déblayent pour si peu de passage ou pas ? Les conditions en plein hiver doivent être rudes, mais je serais bien curieuse de faire cette expérience. Il n'y a qu'une seule maison, tout au bout du lac. On se dit que vivre ici à l'année doit être pesant au bout d'un moment. Alors qu'on a tourné pour remonter l'autre rive du lac, la montagne derrière nous ressemble à s'y méprendre à une montagne islandaise. Les couleurs sont grisâtre, comme le reste d'un glacier. Une lumière diffuse illumine un peu l'endroit. Ambiance garantie !

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C'est un peu plus loin qu'un oasis apparait. Un pâturage d'un vert fluo incroyable au milieu de cette nature qui semble si austère et si rude. Là où il y a des moutons, il y a de l'herbe verte !

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À partir de Tongue, on traverse une plaine de plusieurs dizaines de kilomètres. La route est bordée de vert sur la carte sur toute sa longueur. On comprend. Ceux qui aiment les grands espaces sont servis ici. Une longue ligne droite, des montagnes au fin fond, une grande étendue devant, aucune habitation.

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On ne croise que trois ou quatre voitures. Un chevreuil est là à nous regarder passer. On s'arrête et l'endroit en est presque angoissant. On a une impression d'isolement, comme jamais auparavant. On a jamais vu une telle étendue sans aucune trace humaine si ce n'est la route sur laquelle on roule. Il n'y a aucun bruit si ce n'est celui du vent. Et le temps ne semble plus avoir d’importance ici. C’est sûrement grâce à des endroits comme ça qu’au retour j'ai eu l’impression d’être partie pendant un mois, alors que ce n'était qu'une semaine…

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Les paysages ont un côté presque lunaire. Étrangement, en cherchant certains endroits via Street View, je suis tombée sur ces mêmes endroits en plein été : l'herbe est verte et le lieu semble plus accueillant, moins hostile. Le changement est radicale. La saison à laquelle on décide d'y aller a clairement une incidence sur le point de vue qu'on peut avoir d'une région comme celle-là. Je suis bien contente aussi qu’on n’ait pas abandonné totalement l'idée du nord pour cette fin de séjour. Quelle erreur cela aurait été ! On a maintenant envie de programmer un nouveau voyage pour prendre plus le temps de parcourir cette région du pays.
On traverse Crask, qui au final se résume à une ferme, un hôtel à gauche et une maison à droite… On s'arrête à hauteur d'un petit pont pour profiter du soleil qui perce. Les couleurs commencent à être magnifiques.

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On passe ensuite à travers une forêt, ou tout du moins ce qui l'en reste. Des petits sapins ont été plantés. Au loin sur la montagne, la délimitation est tellement nette que ça ne peut avoir été planté que par l'homme.
On arrive à 19h à Lairg, après près de 10h de route. Je vous rappelle qu'on est toujours dimanche. C'est bien ce matin qu'on s'est levés à 4h30. On a l'impression d'avoir fait deux journées en une. On retrouve comme un goût de civilisation après des heures passées dans ce qui semblait être le milieu de nul part. La propriétaire du logement m'a écrit ce matin : la porte est ouverte, les clés sont à l'intérieur. Quel plaisir après une si longue journée de trouver un logement si agréable, propre et largement assez grand pour nous deux. On dépose nos bagages et Stéphane prend le temps de se reposer sur le canapé. Le repos est mérité pour le chauffeur ! Bilan de la journée : 420 km, 10 heures passées sur les routes. Mais quelle fantastique journée ! On ne regrette absolument pas.

Après manger, on fait un petit tour le long du lac. Il fait encore jour. On arrive à hauteur de ce petit îlot avec une maison miniature. Cette petite maison rend hommage à Jock Broon, ancien propriétaire d'une maison et distillerie sur cet îlot qui était en réalité beaucoup plus grand au 20ème siècle. En 2015, une tempête particulièrement intense a détruit la maison. La famille a pu être sauvée; et aujourd’hui encore des bouteilles de Whisky continuent de s'échouer sur le rivage.

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Demain, il sera temps de rallier la capitale en vue du vol retour. Une autre longue journée de route nous attend.