Écosse 2017

Dernières découvertes

Dernières découvertes

La journée de la veille a été longue, on se donne donc un peu de marge et on ne met le réveil qu'à 8h. Ouh, les feignants ! Bizarrement, je repense à ces mini-araignées que j'avais sur mon pantalon à Applecross et je préfère rechercher quelques infos sur les fameuses tiques, ça me tracasse. Étrange, ça y ressemblait fortement. Hier, on a également passé quelques minutes dans des hautes herbes… Mieux vaut faire attention. Je préfère prévenir Stéphane de vérifier aussi chez lui, avant d'aller préparer le petit-déjeuner.

Quelques minutes plus tard, je l'entends depuis la salle de bain : "Amène le couteau-suisse !" C'est mauvais signe ça. Le couteau-suisse n'est pas une bonne idée et ne semble pas servir à grand chose. Heureusement, on a retrouvé un peu de civilisation avec ce village. Je recherche vite fait s'il y a une pharmacie dans les envions pour se procurer une pince à tique. Erreur de notre part que de ne pas en avoir amené une. On se dirige donc à la pharmacie en cette début de matinée.

La pharmacienne s'excuse, elle n'en a pas mais nous dit de regarder un peu plus haut dans la même rue, il y a un Pet Shop. J'ouvre la porte et je manque de peu de faire un arrêt cardiaque lorsqu'un chien assis sur un meuble, à hauteur de ma tête, juste à côté de la porte, commence à m'aboyer dessus. La gérante, elle, est très gentille. On lui explique qu'on cherche une pince à tique et on lui demande s'il y a besoin d'autre chose, n'ayant jamais eu besoin d'en enlever. Elle nous parle d'un répulsif qui met trois jours à faire effet. Je lui dis que c'est pour Stéphane, et pas pour un chien. On rigole un bon coup sur ce malentendu. "Dans ce cas, non, rien besoin d'autre s'il est enlevé entièrement". Elle nous explique gentiment et clairement comment utiliser cette pince après qu'on ait répondu qu'on ne s'en était jamais servis. Elle demande même à Stéphane où il a sa tique : sur la jambe. "Si c'était ailleurs je vous aurais proposé de l'enlever mais je doute que vous vouliez descendre votre pantalon ici…" Effectivement, il préfère essayer de le faire au logement. Après quelques essais, l'opération tique est un succès. Grrr, sale petite bestiole !

Une fois ce moment de stress passé, on fait un saut au magasin Spar de l’autre côté de la rue pour s’acheter notre repas de mdi, avant de prendre la route vers 9h45. C’est en sortant du village qu’on voit pour la première fois de ce voyage un fourgon de police posté pour un contrôle radar. Par contre, des panneaux qui signalent un radar, on en a vu des dizaines ! Les radars eux se sont fait plus discrets.

Très rapidement, Lairg devient clairement la limite entre les paysages désertiques du nord et l’Écosse "civilisée" du sud avec des arbres, des infrastructures, un paysage plus vert… Les panneaux sont écrits en deux langues : en anglais en noir et en gaélique écossais en vert. Une loi autorise les gouvernements des Hébrides et des Highlands à utiliser les deux.

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Lorsqu’on s’arrête à l’un des premiers points de vue, une voiture se gare devant nous en venant d’en face. "Ah, eux ils commencent leur road-trip" pense-t-on. Il y a toutes les chances qu’ils fassent le tour dans l’autre sens. Si c’est le cas, on aimerait bien échanger nos places…

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Ces forêts délimitées si clairement sont toujours aussi étonnantes et déroutantes. Ce n’est pas les endroits les plus jolis qu’on a pu voir… On arrive ensuite sur l'A9, la plus grande route qui monte vers le nord. On a le choix entre descendre vers Inverness ou monter vers Thurso, tout au nord. Notre coeur nous dit à gauche, notre raison à droite. Quelle étrange vision que ces plateformes pétrolières à quelques mètres des côtes. Quelle étrange vision également de voir autant de circulation.

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Des panneaux lumineux indiquent quelques messages sur le bord de la route comme "Think once, Think twice, Think bike" ou de ne pas configurer son GPS en roulant. Des petits rappels qui sont parfois bien utiles. Les paysages sont plus communs et nous rappellent un peu les Vosges, près de chez nous, avec ces routes au milieu de la forêt, avant de retrouver à nouveau des sommets privés de végétation. La route est toujours sinueuse et la pente peut être importante. On est surpris de voir deux poids lourds réussir à monter cette pente, bien qu'ils soient quasiment à l'arrêt dans un des derniers virages.

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On s'arrête au Centre d’Informations de Grantown-on-Spey alors qu'on entre doucement dans le Parc National de Cairngorms. Je n'avais rien prévu de spécial aujourd'hui. Une dame, très gentille et calme, nous renseigne en nous parlant du funiculaire de Cairn Gorms notamment. Malheureusement, vu la météo ce n'est pas la meilleure option et il faudrait faire demi-tour pour y aller. Elle nous parle également d'une route qui traverse le parc, attention c'est une forte pente : 20%.

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Le temps est plutôt couvert mais les nuages sont très jolis. Certains ont des formes étranges, l'un deux me fait penser au logo du wifi. Une geek, moi ? Bien sûr que non ! Les sommets sont encore un peu enneigés. Nous qui craignions de ne plus avoir de paysages grandioses pendant cette descente vers la capitale, nous voilà rassurés. Il y a encore de belles choses à voir dans les environs.

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Les collines environnantes ressemblent à un patchwork, des carrés de différentes couleurs sont collés les uns aux autres pour former cette surface multicolore. On s'arrête au sommet d'une de ces collines pour prendre le casse-croûte de midi. Dehors, il pleut averse et le vent est fort. On mange pour la première fois à l'intérieur de la voiture, chose qu'on n'aime pas faire. On se gare de telle manière à profiter tout de même d'une belle vue.

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Les paysages restent moins impressionnants que ceux qu'on a pu traverser cette dernière semaine, mais d'un coup, nous voilà plongés dans une forêt de sapins magnifique ! Une rivière coule même un peu plus à gauche. Le soleil éclaire entre les arbres et la lumière est splendide ! Malheureusement, il semble que ce soit une forêt privée et il n'y a aucun parking à l'horizon. Dommage, on aurait bien voulu y faire un petit tour.

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On s'arrête un peu plus loin à Braemar Castle, au style bien particulier et dont la première tour date de 1628. Il appartient au clan Farquharson et certaines parties du château sont ouvertes aux visiteurs pendant l'année. Pas aujourd'hui. On fait quand même un petit tour dans le parc pour se dégourdir les jambes.

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On continue notre route vers le sud et le décor redevient grandiose ! La rivière coupe la route et serpente ensuite à ses côtés, comme pour imiter ses virages. Nous revoilà dans ces paysages qui nous ont fait rêver ces derniers jours. On s'arrête sur un parking pour profiter encore de ce décor qu'on aime tant maintenant. Un panneau indique qu'un test a lieu le long de la rivière : ils plantent des arbres afin de renouveler l'habitat de la faune et de la flore. Encore une fois, c'est un fond de l'Union Européenne qui permet cette expérimentation.

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On arrive à Devil's Elbow, un col à 665m d’altitude. C'est en fait une station de ski, le Glenshee Ski Centre, et il y en a tellement peu dans le pays que de voir ces remontées mécaniques nous choque un peu sur le moment. Clairement, ça dénature le paysage. Heureusement, il n’y en a pas tant que ça.
Il y a tellement de vent qu’on peut voir le sable du parking qui vole ! Stéphane sort un court instant mais rentre vite se mettre à l'abri. Un peu plus loin dans la descente, on s'arrête à nouveau sur un parking. On est attiré par un poteau en bois avec une plaque métallique. C'est un Photo Spot. Le Parc Craingorms a crée un projet citoyen à fonction scientifique : l'enregistrement de l'évolution du paysage. Il y a 24 points différents à travers le parc. Il suffit de poser l'appareil photo sur le bord métallique du poteau, de prendre la photo puis de s'inscrire sur leur site pour partager sa photo et devenir contributeur. Pour l'instant, le projet doit durer une dizaine d’années afin d’observer l’évolution du paysage, de sa flore, du niveau d’enneigement, etc…

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En arrivant dans la vallée, la route se transforme pour devenir plus étroite, avec des murets de chaque côté ou des haies. Attention aux ventres fragiles ! La route est extrêmement sinueuse et de nombreuses petites bosses vous procurent une sensation plutôt désagréable; au point de faire remonter votre repas… Ce n'est pas notre cas, mais sait-on jamais pour les plus sensibles d'entre vous. Cela dit, elle est très belle cette route.

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Malgré ces nombreux virages, on remarque que la limitation de vitesse est toujours la même 60 m/h. Ils indiquent simplement qu'il faut réduire sa vitesse et faire attention mais les limitations ne sont pas précisées au point de changer tout les cents mètres comme on peut souvent le voir en France. À vous d'adapter votre vitesse à la condition de la route !

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Alors qu'on arrive au grand rond-point juste avant Perth, un feu rouge nous arrête dans notre élan. Ça fait bien longtemps qu'on n’a plus vu de feu de circulation ! Il n’y en avait pas besoin dans les coins qu’on a traversés… Ça nous prouve qu’on est bien de retour dans la civilisation. Alors qu'on contourne la ville, un panneau en sortie de zone de travaux me fait sourire : "Sorry for any delays". Décidément, ils ont la même politesse que les autres communes qui indiquent en entrée ou en sortie de village : "Please drive carefully" ou "Thank you for driving carefully".

Il est temps de remonter sur l'autoroute pour finir notre route vers Édimbourg. Stéphane a pris l'habitude de serrer à gauche, ce n'est plus du tout un problème ! Par contre, la grosse pluie qu'on se prend n'aide pas pour ces derniers kilomètres.
Trois ponts côte à côte, lequel va-t-ton utiliser pour traverser ? L’un est un pont ferroviaire, l’autre est encore en travaux. On arrive à South Queensferry où se trouve notre dernier hôtel. Le centre historique de la petite ville a l’air très joli ! Les rues sont pavées et tellement étroites qu’il y a comme un air de route à passing places.

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On arrive au Hawes Inn vers 18h40. Il faut se présenter au bar pour récupérer nos clés. On n’aura pas besoin du petit-déjeuner demain, vu l’heure à laquelle on doit quitter les lieux. L’entrée de la chambre se fait par l’arrière du bâtiment, près des poubelles du restaurant… Ce n’est pas très accueillant. C’est dommage, la chambre est la plus grande qu’on ait eu du voyage !

On commence par préparer les sacs pour le vol retour du lendemain. Il y a des affaires dans nos sacs à dos qu’on doit remettre en soute et vice-versa : on sort tout des sacs avant de répartir les affaires pour limiter aussi le poids de la valise. En tout cas, on n’est pas chargé de souvenirs, c’est déjà ça.

Il est temps d’aller manger. On va faire le plein de la voiture avant de s’arrêter jute à côté chez Frankie & Bennie’s. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus local mais je me dis qu’au moins il y aura de la place, plutôt que d’essayer un restaurant dans le centre. Finalement c’est un bon choix. On est très bien servi en quantité ! C’est presque même trop. Pour le dessert, la serveuse ramène deux pailles pour le milkshake sans avoir à demander. C’est un détail, mais l’attention est toujours appréciable.
On remarque le ciel noir juste avant que des trombes d’eau ne s’abattent ! Des clients sont sur le point de partir mais se ravisent quand ils voient le déluge dehors. Même les serveuses ont l’air surprises. Pourtant elles vivent ici, elles devraient connaître ce genre de météo !
On reste à l’abri en attendant que l’orage passe, ce qui nous laisse le temps de réfléchir à la stratégie qu’on va adopter le lendemain pour rendre la voiture : il semble que les horaires d’ouverture d’Europcar sont de 7h à minuit. Ce qui veut dire qu’on devra laisser la voiture sur le parking et qu’on ne sera pas présents quand un employé en fera le tour… Ça ne nous arrange pas. On préfèrerait être là pour ne pas avoir de surprise à la facturation finale. La fin de l’embarquement pour notre vol est à 8h10, il faut aussi avoir le temps d’enregistrer le bagage… On cogite donc pour essayer de trouver une solution. On vous expose notre stratégie, demain.

Il s’est enfin arrêté de pleuvoir, on peut s’aventurer dehors. Super ! La voiture est lavée. Il a tellement plu que ça a même enlevé quelques moucherons collés au pare-chocs. On appelle les parents et on passe de longues minutes à leur régler à distance un problème de télévision.. Quand je regarde à droite après ce coup de téléphone, je suis sidérée ! Le ciel est d’un orange incroyable. Après la pluie, le beau temps. Et quand c’est au moment du coucher du soleil, c’est incroyable ! Sauf que je n’ai rien avec moi. On retourne à l’hôtel, qui se trouve au bord de l’eau avec une magnifique vue sur les ponts, pour que je cherche vite fait mon appareil et mon trépied.

Quand j’arrive à tout préparer, le plus gros des couleurs a déjà disparu. C’est déjà plutôt fade. Frustrée, je suis. Je fais quand même quelques photos des deux ponts et du pétrolier avant d’aller se coucher pour un réveil à 5h.
Oh non, les voisins du dessus arrivent. Oui, encore un parquet qui grince ! Et pendant de longues minutes, on a le droit à ce bruit avant d’arriver à s’endormir enfin… pour quelques petites heures.

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