Écosse 2017

Les merveilles de Skye

Les merveilles de Skye

Ce matin, nous avons le droit à un petit-déjeuner "fait maison". Chez Thomas, la pièce du petit-déjeuner se trouve juste à côté de notre chambre et les deux tables sont déjà prêtes. Il y a même une carte qui explique tout ce qui est disponible. Il y a les classiques : céréales, yaourts, confitures… Mais aussi le "Full Scottish Breakfast" avec le fameux bacon, les oeufs, une saucisse, les petits pois (oui, oui…), les haricots, etc… Ils proposent aussi la version végétarienne. Cette fois, on se laisse tenter mais on demande à Thomas si on peut tester le bacon et les oeufs sans tout le reste. On va commencer léger !
Finalement, ce petit-déjeuner est le meilleur qu’on ai mangé pendant ce séjour. Les oeufs venaient même de ses propres poules. En fin de compte, le petit-déjeuner ne sera pas si léger que ça : bacon & eggs, toasts, confitures, chocolat chaud, céréales… Un régal. On ne culpabilise pas, c’est une manière de prendre des forces pour la journée, qui sera ponctuée par une vraie randonnée cette fois-ci.

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Après avoir laissé un mot dans le livre d’or de Thomas & Hayley, nous reprenons la route pour Uig. Le temps est couvert et on a même le droit à une petite averse mais rien de grave comparé à ce qu’on a déjà eu les jours précédents. On croise quatre ou cinq poids lourds du même transporteur. On se dit qu’ils ont sûrement chargé du poisson au port de Uig avant de le redescendre vers les grandes villes du sud. Au nord de Uig, la route n’est plus vraiment praticable pour eux, puisque c’est une route à une seule voie.

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On prend notre temps pour admirer les paysages pendant notre trajet et on est étonnés de voir que les maisons sur Skye sont presque toutes blanches. On se rappellent des nombreux bâtiments d’Édimbourg et du continent qui sont pour la plupart en pierres grises.
Certains font même sécher leur linge dehors. C’est sûr que niveau efficacité, ça doit battre le sèche-linge ! Avec ce vent, il doit être sec en cinq minutes… s’il n’y a pas d’averse d’ici là. En tout cas, ils n’ont pas peur qu’il s’envole avec ce vent qui ne faiblit jamais.

Alors qu’on se rapproche du nord de l’île de Skye, le ciel se découvre et le soleil perce de temps en temps. Tout au nord, la route, qui a été entièrement refaite, longe la côte et les falaises. Les îles de Lewis & Harris, qu’on peut voir au loin, semblent elles être sous les nuages.

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Ce soleil nous permet d’apprécier encore plus une des plus belles vues qu’on ait eu l’occasion de voir pour l’instant : l’arrivée à The Quiraing. Nous venons du nord pour prendre ensuite la route qui traverse la péninsule d’est en ouest et la vue sur les montagnes est saisissante !

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Après avoir commencé à monter la petite route qui doit nous mener au point de vue, on s’arrête de côté pour prendre le temps d’admirer la plaine qui s’allonge juste devant cette chaine de montagnes, qui du haut de ses 543m est déjà bien imposante ! Le soleil arrive à percer et éclaire seulement quelques endroits tandis que de gros nuages noirs s’accrochent au-dessus de la montagne. Les couleurs sont fantastiques. Autant dire que c’est pile les conditions que j’espérais. C’est bien connu, en photo, un grand ciel bleu est monotone !

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L’étendue devant cette chaine de montagne est splendide et encore une fois nous laisse nous imaginer sur une autre planète. L’ambiance, notamment grâce à ces nuages noirs, est impressionnante. Il n’y a pas de signes de vie, si ce n’est ces quelques moutons sur cette herbe verte fluo qui contraste parfaitement avec ces montagnes sombres.

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Lorsqu’on arrive en haut, on est surpris de voir que le parking est rempli. Je n’ose même pas imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Le parking n’est pas vraiment aménagé, alors on tente de se garer tant bien que mal. Stéphane n’a pas intérêt de se tromper en repartant. S’il avance, c‘est foutu, le bas de caisse sera arraché en tombant dans ce trou. Et que dire de la roue arrière qui tient en équilibre sur une petite pierre…

On commence à marcher du côté nord. Après un moment, on peut voir en contrebas la route qu’on a empruntée pour monter et les épingles juste avant le parking. La vue est incroyable. Ça y est, je suis tombée amoureuse. Je connaissais vaguement l’endroit mais il dépasse mes espérances. Devant nous, ces montagnes telles des falaises sont superbes. Un chemin les longe pour arriver à un grand plateau appelé "The Table", caché derrière les pics.
On avance encore pour avoir une vue sur le côté sud mais au bout d’un moment mon vertige me rattrape. Je tente quelques mètres de plus mais je m’arrête. Le chemin est serré (à mon goût) et la pente à ma droite me semble trop importante. Je fais demi-tour et la sensation est encore pire. Les quelques mètres pour revenir à un endroit plus large ne sont pas très drôles. Stéphane n’est pas très à l’aise non plus. Surtout que ça semble être la même chose jusqu’au bout. Si ça avait été une petite partie, on se serait forcés mais là, ça semble compliqué. Et si on doit croiser quelqu’un ? Je n’essaye même pas de l’imaginer.

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C’est dommage parce que la balade doit être superbe. Ce sera pour une autre fois peut-être. Mais même en ne faisant pas la balade jusqu’au bout, je n’ai plus envie de partir. L’endroit est envoûtant et la vue de chaque côté est saisissante. Ça reste l’un des plus beaux endroits de ce voyage. En revenant au parking, on se rend compte qu’un chemin partait plus en hauteur pour faire une boucle. Celui-ci aurait peut-être été plus praticable pour nous. En contrebas, une votiture va devoir s'arrêter : des moutons montent en contresens au milieu de la route...

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Pour l’heure, on traverse la route pour monter du côté sud. Voilà une autre partie qui n’est pas simple quand on a le vertige. Surtout qu’on est venus par en bas, donc on sait ce qu’il y a à côté du chemin : rien. Je monte en m’éloignant du bord, tant pis pour le chemin.
En tout, on reste plus d’une heure à The Quiraing et même sans randonner, j’aurais pu y rester la journée. Ça ne m’aurais pas dérangé de rester assises là dans l’herbe à contempler les alentours pour le reste de la journée. Envoûtant, je vous dis.

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En redescendant par la route d’où on est venu (vers l’est), on voit un peu plus loin devant nous une voiture arrêtée au milieu de la route avec les warnings et au loin des voitures en contresens arrêtées dans les passing places. On se demande ce qu’il se passe en voyant un homme remonter dans la voiture. Il redémarre doucement et en s’éloignant, on peut voir les morceaux de rochers qui jonchent le sol. J’espère qu’il ne s’en n’est pas pris sur la voiture… Un éboulement a dû avoir lieu très récemment parce qu’à notre premier passage, il n’y avait rien. On fait doucement… et ça passe de justesse.

On fait un crocher vers Staffin Slipway pour notre repas de midi. Il y a énormément de vent. J’en perds même mon paquet de chips ! Je dois lui courir après avant de le retrouver un peu plus loin… mais il est vide.

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Après cette pause mouvementée, on continue la route vers le sud en faisant un petit stop à Kilt Rock. Plus que la falaise elle-même, ainsi que la cascade, la vue sur l’île de Raasay et de la péninsule d’Applecross est celle qui nous a le plus marquée. On ne reste pas longtemps avant de repartir. On note que les Écossais pensent à ces pauvres touristes qui n’ont pas l’habitude de conduire du "mauvais" côté, en mettant à la sortie des parkings touristiques des panneaux qui indiquent en plusieurs langues : "Conduisez à gauche". Merci pour ce rappel !

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Alors qu’on arrive au célèbre Old Man of Storr, on est à nouveau surpris de voir le monde sur le parking en bord de route ! C’est à se demander comment ils font pour accueillir tout les touristes pendant la saison estivale…

On s’équipe, on prend de l’eau… Cette fois c’est la première (et seule) vraie randonnée qu’on va faire. La montée n’est pas facile, on avoue. Surtout pour les moins sportifs d’entre nous… Il faut dire qu’il y a plus de 250m de dénivelé et ça grimpe raide, tout de suite. Mais je vous promets que l’effort est récompensé !

Allez, on se motive et on y va. La première partie se fait sur un chemin très bien entretenu et large au milieu d’une ancienne forêt. Ce n’est pas forcément le décor le plus agréable mais plus on monte, mieux c’est. On monte à notre rythme (moyen-lent…) et on s’arrête souvent à la fois pour prendre des photos et pour reprendre notre souffle. On en voit certains tenter la montée en tongs ! Je le déconseille vivement surtout que le chemin se complique par la suite. D’autres sont en T-shirts alors que le vent souffle très fort. L’effort doit les transformer en bouilloire probablement… Il faut dire que ça chauffe de monter comme ça !

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Un jeune couple est assis à côté du chemin pour reprendre leur respiration. Il nous interpelle pour nous demander si c’est la première fois qu’on vient ou si on connait la randonnée; avant de demander où est la plus belle vue. Elle porte un T-shirt très court et des chaussures minuscules… Pas sûr que ce soit le meilleur équipement.

Lors de nos nombreuses pauses, on peut admirer le panorama qu’on surplombe : cette fois, il y a comme un air de ressemblance avec la Nouvelle-Zélande. À notre droite, Loch Leathan, puis on voit la mer, l’île de Rassay et la péninsule d’Applecross. Un couple de personnes plus âgées nous précède avant de s’installer sur des rochers pour prendre le temps d’admirer la beauté du paysage.

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Après le passage d’une barrière, le chemin devient plus chaotique. Il n’est plus aussi large. C’est maintenant sur de la terre humide et de l’herbe qu’on évolue et la montée est parfois difficile. Plus on monte, plus la vue est impressionnante.
D’ici, les célèbres pics d’Old Mann of Storr commencent enfin à se séparer de la falaise derrière eux. C’est quand on les surplombe enfin que l’effort est récompensé. On arrive sur une sorte de petit plateau, un espace entre la falaise et un monticule qui s’élève une vingtaine de mètres plus haut. C’est l’endroit parfait pour le passage du vent, qui souffle ici de manière incroyable. Je m’accroupie même à un moment de peur de m’envoler ! On a mis plus d’une heure à atteindre le "sommet" en comptant les nombreuses pauses.

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Il reste cette petite montée pour aller sur une sorte de butte. On hésite mais le vent est si fort qu’il ne me donne pas confiance. Et le début est un peu délicat quand on souffre de vertige, encore une fois… Stéphane dit qu’il va essayer. Il me laisse son sac et commence à monter de manière hésitante. Il attend qu’une rafale se calme puis il finit la montée. En haut, je le vois discuter avec quelqu’un. C’est un autre français !

Il redescend à ma hauteur et me dit que finalement il y a moins de vent là-haut et que la vue est fantastique. Au même moment, un groupe de jeunes femmes arrive. L’une d’elle entame la discussion et demande si on est montés sur la butte. Après avoir échangés quelques mots, elle entame la dernière montée. Pendant ce temps, Stéphane arrive à me convaincre. En haut, l’espace est large et très plat, il y a largement de la place pour une dizaine de personnes. Le groupe de jeunes femmes est en pleine séance de photos souvenir. L’australienne avec qui on a discuté plus tôt nous prend à son tour en photo.
Effectivement, le vent y est un peu moins fort. Le guide (le seul homme du groupe !) arrive enfin en haut. Il a mis un peu moins de 30 minutes à monter, sans s’arrêter. Ça nous paraît dingue ! Un jour, quand on se sera remis au sport on y arrivera peut-être.

La vue à 360° est phénoménale et tellement variée ! Après avoir grimpés pendant plus d’une heure, on a enfin le droit à une vue plongeante sur les pics d’Old Man of Storr et pour répondre au jeune couple qui nous a demandé pendant la montée où se trouve la meilleure vue : c’est bien ici ! La vue ne s‘arrête pas aux pics puisqu’on peut voir toute la côte est de l’île de Skye, sans compter la mer, l’île de Rassay et un peu plus loin, la péninsule d’Applecross où on ira demain.

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On entame la descente avant eux en prenant cette fois le sentier qui passe entre les pics. De là, on voit bien que l’un d’eux tombera sûrement dans plusieurs centaines ou milliers d’années. Il est bien penché ! Un panneau nous indique que le sentier est risqué à cause des chutes de pierre. On traverse d’ailleurs un champ de rochers, reste de ce qui s’est écroulé de la falaise au-dessus de nous.

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Alors qu’on récupère le sentier normal, et qu’on tourne autour d’un des pics, on entend un bruit énorme. Stéphane, qui est un peu plus bas devant moi, m’appelle et pointe quelque chose du doigt. Incroyable ! Juste en face de nous, deux avions de chasse britanniques arrivent à pleine vitesse. Ils passent à quelques mètres des falaises, juste au-dessus de nous, en tournant pour épouser la forme de la montagne. La sensation est incroyable ! On en a la chair de poule. Tous les randonneurs sont stoppés net, comme si tout se mettait sur pause. Il faut plusieurs secondes pour reprendre nos esprits. Tout le monde regarde autour, certains se font des high-five ! On n’en croit pas nos yeux. Le spectacle est déjà magnifique comme ça, avec ce paysage grandiose autour de nous. Mais là, c’est la cerise sur le gâteau. Un moment inoubliable !

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Après un moment pour remettre de l’ordre dans nos idées, on continue notre descente. Puis quelques minutes plus tard, le même bruit recommence. Ils reviennent, mais par derrière. Cette fois on a le temps de filmer. Comme si tout ça n’était pas assez incroyable : les voilà qu’ils montent en piqué, à 90°, juste au-dessus de nous ! Ils s’élèvent dans les nuages jusqu’à disparaître. On entend encore le bruit pendant une trentaine de secondes mais on ne les reverra plus. On les a vu deux fois. Jamais deux sans trois ? Et plus encore ! Rendez-vous demain…

On est rattrapé par le groupe de jeunes. L’australienne entame à nouveau la discussion. On parle évidemment des avions de chasse mais de plein d’autres choses. Elle nous explique que le début du film Prometheus a été filmé à Old Man of Storr, nous demande d’où on vient, combien de temps on reste, si on voyage souvent, etc… On a d’ailleurs une réponse à notre question concernant les forêts coupées : sans demander, elle explique que les Écossais ont parfois des parcelles et vu qu’ils ne savent pas quoi en faire, ils se font de l’argent en plantant des arbres (et donc en les coupant…).
Elle est au Royaume-Uni depuis deux mois avec un visa de deux ans. En ce moment, elle fait un tour organisé en Écosse avec d’autres jeunes étrangers (des suédoises, des américaines,…) parce qu’elle n’a pas le permis de conduire. Elle nous explique qu’il faut faire plus de 120 heures en Australie pour avoir son permis et ça peut durer trois à quatre ans. Avant ça, elle était sur les îles de Lewis et Harris. Tiens donc, Stéphane dit depuis plusieurs jours qu’il aimerait bien les visiter celles-ci. D’ailleurs une pub pour la Thaïlande a été filmée sur une de ces îles écossaises ! On discute ainsi pendant toute la descente. Elle est très drôle et le temps passe vite. Avant même qu’on s’en rende compte, on est déjà en bas. Il faut dire que c’était aussi beaucoup plus simple que la montée ! Ouf, son groupe l’a attendue en bas. Elle nous remercie de la compagnie puis on se souhaite bonne continuation avant de retourner à notre voiture.

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Ce soir, on loge près de Portree dans un Airbnb. On commence donc à descendre vers le sud, avec dans notre rétroviseur, les pics d’Old Man of Storr. Après avoir passés toute la journée dans des coins naturels, le retour dans une ville est assez bizarre. Il est encore tôt, on a plusieurs heures d’ensoleillement devant nous, les paysages qu’on a traversés étaient superbes… Allez, on décide de faire la route dans le sens inverse. On est des fous nous ! On repasse aux mêmes endroits que le matin mais la lumière est différente et cette fois elle illumine les falaises : c’est encore plus beau que ce matin.

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On est vraiment surpris de l’avancée sur les routes à une voie. On avance bien plus vite que ce qu’on pensait. Il faut dire qu’en soirée, il y a moins de monde et tout se fait de manière très simple. Au final, on trouve ça très convivial.

Des moutons sont parfois sur la route mais ils sont disciplinés et ne sont pas effrayés, contrairement aux chevreuils : ils ne partent pas dans tous les sens (et souvent le mauvais…). Ils s’enlèvent tranquillement de la chaussée. Il suffit donc d’un peu de patience.

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On revient sur la grande route après Uig, pour redescendre jusqu'à Portree. Puisqu’il n’y a pas d’adresse exacte, il faut suivre les indications donnés par Scott & Jessie pour trouver le "pod". Ce soir, on loge dans une petite cabane en bois. J’adore ! Depuis le temps que je voulais tester ce genre d’hébergement, je suis conquise. Je me verrais bien rester plus longtemps dans cette cabane.
On essaye de voir si les propriétaires sont à la maison mais on ne voit rien. C’est en remontant le chemin vers la cabane, que Jessie arrive en voiture. Elle nous demande si tout va bien et nous accueille chaleureusement avant de nous laisser prendre possession de la cabane.

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Malheureusement, je remarque qu’il n’y a pas de quoi faire chauffer les pâtes… mais juste un micro-onde. J’avais oublié ce détail. Nous revoilà reparti vers Portree. On essaye d’abord de trouver un restaurant mais ils semblent tous complets. Décidément, notre expérience de Fort William se répète ! Finalement, on va vite faire un saut au magasin de la ville, un Co-Operative, pour trouver quelque chose à faire réchauffer et de quoi manger le lendemain midi.

En rentrant, Stéphane se pose sur le canapé pour regarder le début de Prometheus et vérifier les dires de l’Australienne. Effectivement, le début se passe à Old Man of Storr, même s’ils ont trafiqué un peu la chose… Scott & Jessie ont mis une collection de DVD dans la cabane (il n’y a pas de wifi , alors il faut s’occuper !). Presque tous sont des films qui ont été tournés en partie en Écosse.

Après cette longue journée, on se rend compte qu’on est bien contents d’avoir opté pour cette voiture. On a largement préféré avoir une boite automatique, qui permet à Stéphane de mieux profiter. La voiture est aussi très confortable : on se dit qu’on aurait sûrement pas fait autant de kilomètres, et qu’on aurait moins apprécié, si on avait eu une petite voiture comme prévu.