États-Unis 2011

Le grand départ

Le grand départ

Debout très tôt le matin pour aller à Francfort (2h de route). Décollage prévu à 11h20. On met les sacs dans le coffre, et on referme le portail… étrange, je n'ai toujours pas l'impression qu'on part "pour de vrai". On s'éloigne, et je commence à refaire une checklist dans ma tête, pour vérifier encore une fois, si tout est bien dans les sacs…
Départ de Francfort à 11h20, dans un Boeing 767 de British Airways, direction Londres Heathrow.
On passera d'ailleurs juste au-desus de la ville avant d'atterrir à Heathrow... après un trajet un peu spécial, apparemment on était en avance.

Correspondance nickel à Londres, super bien indiquée. En gros : on ne peut pas se perdre, vu qu'on suit le chemin et on peut pas vraiment en sortir. Mon frère aura le droit à la fouille au corps lors du contrôle de sécurité... et moi à l'embarquement. Eh oui, j'ai été choisi pour le contrôle aléatoire… Un peu stressant avant d'embarquer pour un premier long vol comme ça.

Décollage pour Washington, DC vers 14h35 heure locale. Je regarde le panneau… et j'y crois toujours pas.

Plus de 8h de vol… c'est long. Je regarde Unstoppable, je mange, je regarde par le hublot… on fait comme on peut pour passer le temps, mais avec deux idiots derrière nous qui n'arrêtent pas de taper dans le siège et de parler super fort, c'est dur de se reposer. Mais on a une vue magnifique par le hublot du Groenland puis du Canada.

Ça y est, on survole les États-Unis, et vous savez quoi ? J'y crois toujours pas. Le commandant annonce qu'on a une très belle vue de Manhattan sur la gauche… évidemment, on est du mauvais côté de l'appareil. Par contre, on verra au loin Washington où on peut distinguer le Washington Monument (l'obélisque). On voit aussi leurs autoroutes : grandes, droites...

Après l'atterrissage aux environs de 17h45 (heure locale), passage à l'immigration, très rapide car il n'y avait pas grand monde. D'ailleurs on avait l'impression que c'était un aéroport de cambrousse, vu le si peu de monde qu'il y avait… L'agent nous glissera même un mot ou deux en français en nous rendant nos passeports, avant qu'on récupère nos bagages : ouf, ils ont suivis !
On achète ensuite deux sandwichs au cas où on aurait faim ce soir, mais pour l'instant, allons chercher la voiture de location, chez Hertz. On suit les panneaux dans l'aéroport, quand on arrive dans une sorte de grand hall. Même pas le temps de voir le panneau "Car Rentals" que quelqu'un nous aborde : "Vous êtes perdu, vous cherchez quelque chose ?" Euh… non, nous ne sommes pas perdus, mais oui, nous cherchons quelque chose. Il nous parle alors des taxis et de la personne plus loin dans le hall qui peut nous renseigner. On le remercie et on s'avance vers l'autre personne… encore à 10 mètres, il nous demande déjà s'il peut nous aider. Très gentiment il nous indique le chemin et on sort de l'aéroport pour aller jusqu'à la navette de Hertz…

En marchant vers le bon emplacement, je me retourne vers mon frère et je lui dis :

  • "Je crois qu'on y est là…"
  • "Quoi ?!"
  • "Les drapeaux, le parking, les SUVs, les pickups… on y est."

Eh oui, bizarrement ce sera souvent les voitures (entre autres) qui vont nous faire réaliser qu'on est bien sur le sol américain…
Navette jusqu'au parking Hertz où on prend possession de notre voiture pour une semaine, une Nissan. Ensuite, premiers tours de roues sur leurs routes (moi je serai toujours passagère) : grandes, peins de voies, les feux après les croisements, la signalisation… Que de changements auxquels s'habituer. On a de la chance en plus : il est presque 19h, le soleil se couche doucement, les couleurs sont magnifiques.

On passe dans un coin vallonné, une route entourée d'une forêt, habillée des fameuses lignes jaunes et parfois longée par des maisons en briques rouges… On y est, on y est !
Armés de notre GPS, on arrive sans encombres à notre studio dans le quartier de Palisades. On rencontre le propriétaire, Matthias : très sympathique, souriant, accueillant !
Programme pour la suite : dodo. Allongée dans le lit, j'essaye de me dire "Tu es sur le point de dormir à Washington, DC... la capitale des États-Unis. Tu t'en rends compte au moins ?!" ... Euh, toujours pas.